Ces nouvelles, seigneur, doivent ranimer nos esprits abattus. On dit que les fiers Parisiens se révoltent et reviennent au parti des Français.
Marchons donc vers Paris, prince, et ne tenons pas ici notre armée dans l'inaction.
Que la paix soit avec eux, s'ils reviennent à nous! Autrement, que la ruine s'attache à leurs palais!
Succès à notre vaillant général, et prospérité à ses partisans!
Quelles nouvelles nous envoient nos éclaireurs? Parle.
L'armée anglaise, qui était divisée en deux corps, est maintenant réunie en un seul, et se propose de vous livrer bataille à l'instant.
Cet avis est un peu soudain; mais nous allons nous mettre en état de les recevoir.
J'ai confiance; l'ombre de Talbot n'est pas au milieu d'eux: à présent que Talbot n'est plus, seigneur, vous ne devez plus vous alarmer.
De toutes les passions honteuses, la plus maudite est la peur. Commandez à la victoire, Charles, et la victoire est à vous. Que Henri écume de rage; et que l'univers murmure en voyant nos triomphes.
Marchons, mes seigneurs. Et que la France soit heureuse!