ACTE QUATRIÈME

SCÈNE III

[Une autre partie de la plaine de Blackheath.]
[Alarmes. Les deux partis entrent et combattent: les DEUX STAFFORD sont tués.]
CADE.

Où est Dick, le boucher d'Ashford?

DICK.

Me voilà, monsieur.

CADE.

Ils tombaient devant toi comme des boeufs et des brebis, et tu y allais comme si tu avais été dans ta boucherie. Voici donc ta récompense: le carême sera deux fois aussi long qu'il l'est à présent; et d'ici à cent ans moins un, tu auras tout ce temps-là le privilége exclusif de tuer.

DICK.

Je n'en demande pas davantage.

CADE.

Et pour dire vrai, tu ne mérites pas moins, je veux porter ce monument de ma victoire , et les corps seront traînés aux jarrets de mon cheval jusqu'à ce que j'arrive à Londres, où nous ferons porter devant nous l'épée du maire.

UN CHEF DU PEUPLE.

Si nous voulons prospérer et faire le bien, forçons les portes des prisons, et délivrons les prisonniers.

CADE.

Ah! n'aie pas peur, tu peux y compter. Allons, marchons sur Londres.

[(Ils sortent.)]