Demain est le beau jour, Audrey; demain nous serons mariés.
Je le désire de tout mon coeur; et j'espère que ce n'est pas un désir malhonnête que de désirer d'être une femme établie.—Voici deux pages du duc exilé qui viennent.
Charmé de la rencontre, mon brave monsieur.
Et moi de même, sur ma parole: allons, asseyons-nous, asseyons-nous; et... une chanson.
Nous sommes à vos ordres: asseyez-vous dans le milieu.
L'entonnerons-nous rondement, sans cracher ni tousser, sans dire que nous sommes enroués, préludes ordinaires d'une méchante voix?
Oui, oui, et tous deux sur un même ton, comme deux Bohémiennes sur un même cheval.
CHANSON.
En vérité, jeunes gens, quoique les paroles ne signifient pas grand'chose, cependant l'air était fort discordant.
Vous vous trompez, monsieur: nous avons gardé le temps, nous n'avons pas perdu notre temps.
Si fait, ma foi. Je regarde comme un temps perdu celui qu'on passe à entendre une si sotte chanson. Dieu soit avec vous! et Dieu veuille améliorer vos voix!—Venez, Audrey.