ACTE TROISIÈME

SCÈNE III

[La scène est à Florence, devant le palais du duc.]
[Fanfares. LE DUC DE FLORENCE, BERTRAND,
Seigneurs, officiers et soldats.]
LE DUC.

Tu seras commandant de notre cavalerie; fort de nos espérances, nous t'accordons notre amitié et plaçons notre confiance dans les promesses de ta fortune.

BERTRAND.

Seigneur, c'est un fardeau trop pesant pour mes forces; cependant je m'efforcerai de le soutenir, pour l'amour de Votre Altesse, jusqu'à la dernière extrémité.

LE DUC.

Pars donc, et que la fortune joue avec ton cimier comme une maîtresse propice!

BERTRAND.

Ce jour même, ô puissant Mars! j'entre dans tes rangs. Rends-moi seulement égal à mes voeux, et je me montrerai amoureux de ton tambour et l'ennemi de l'amour!